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MARIANNE : LA MASCOTTE RÉPUBLICAINE AUX MILLE VISAGES

September 1, 2017

« Les femmes ont le droit de monter à l’échafaud, elles doivent avoir celui de monter à la tribune ». Olympe de Gouges.

 

 

La liberté, les libertés ; la République, les républiques...

 

Celle qui fut la rédactrice de « la Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne » a pu vérifier ce qu’elle affirmait puisqu’en 1793, elle perdit sa tête sous la lame du bourreau, en toute égalité hommes-femmes.

 

Marianne, au contraire, est l’incarnation de la seconde proposition : depuis deux siècles, elle a traversé tous les régimes - dont cinq républiques, trois rois, deux empereurs, trois révolutions...

 

C’est l’Abbé Grégoire, l’un des penseurs de la Révolution chargé des nouveaux sceaux, qui proposa de représenter par une femme les concepts de Liberté et de 1ère République (1791/92).

Les devises nationales clamaient alors « La Liberté ou la Mort », « Vivre libre ou mourir ! ».

 

 

Pourquoi une femme ?

 

Après un millénaire de règnes masculins, la Nation naissante accepte ce symbolisme féminin, marquant ainsi le réel changement de régime.

La liberté républicaine n’a donc pas peur. Et son bonnet phrygien est là pour rappeler l’affranchissement des esclaves dans la Rome antique.

 

Emblème officiel de la démocratie française, ses bustes sont installés dans toutes les mairies du territoire à partir de la IIIème République (1875). Cependant, elle n’a pas toujours le même aspect, malgré le concours national lancé en 1848 pour trouver la « bonne » représentation de Marianne.

 

Drapée à la romaine et parée d’une sorte de diadème, elle reste la Marianne sage, conservatrice, petite bourgeoise du XIXème siècle...

 

 

Les seins nus et portant haut son bonnet :

  • c’est la Marianne révolutionnaire (1789),

  • l’arme à la main pour défendre les libertés (la Révolution des Trois Glorieuses, 1830),

  • la Marianne sociale (la Révolution de 1848 et la IIème République),

  • voire rouge ou libertaire (La Commune, 1871).

 

 

Son entrée dans les bâtiments municipaux se double d’une sorte de compromis qui lui dénude un sein...

 

Attaquée pour ses revendications égalitaires, ouvrières, solidaires, elle disparaît régulièrement :

- dans les périodes de restauration monarchique (1815-1848),

- d’Empires (1804-1814, Napoléon Bonaparte ; 1851-1870, Napoléon III)

- et de troubles politiques (le « régime  de Vichy », ou quand l’ »Etat français » ne garantissait plus les principes constitutionnels).

 

 

Révolutionnaire et populaire

 

À la fois mère (des institutions), fille du vent (la Liberté), sa poitrine offerte marque son souffle insurrectionnel (la souveraineté nationale), sa bravoure et sa générosité (l’allaitement).

Comme dans le tableau d’E.Delacroix « la Liberté guidant le peuple », Marianne est avant tout politique (elle « guide » le peuple), sinon guerrière (elle marche sur des cadavres, le fusil au poing).

 

Quant au choix du prénom « Marianne », c’est une réponse aux contre-révolutionnaires, comme un clin d’oeil, un pied de nez à ceux qui se moquaient de ces filles du peuple.

Car « Marie-Anne », servante ou aide de ferme, n’est ni Marie-Antoinette (la dernière reine en France, 1793), ni l’Immaculée Conception (la Vierge), ni la mère de Marie (Anne).

 

 

Stable et souple                   

 

L’icône nationale trouve peut-être la clé de sa longévité dans la souplesse avec laquelle elle peut changer de forme, tout en restant fidèle à ses valeurs.

Car si cette mascotte républicaine enlève bien le haut, elle n’ôte jamais le bas.

 

Brigitte Bardot, Mireille Mathieu ou Laëtitia Casta ont successivement inspiré les bustes et les timbres à son effigie.

Multiple et sans copyright, Marianne reste gardienne de la devise : Liberté-Egalité-Fraternité.

 

 

 1/9 - Brigitte Bardot, 2/- Anonyme par Injalbert, 3/8 - Anonyme par Poisson, 4 C Deneuve, 5/ L Casta, 6/ M Mathieu, 7/ Anonyme par Saupique

 

 

 

Du reste, il n’est pas confidentiel de révéler que le précédent Président du Conseil constitutionnel collectionne depuis longtemps bustes et représentations de Marianne (s) – un péché mignon républicain...

 

 

« C'est que la Liberté n'est pas une comtesse

C'est une forte femme aux puissantes mamelles ».

                                                   Auguste Barbier

 

 

marianne@amiloi.fr

 

 

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