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La sorcière : femme fatale pour elle-même...

  • Photo du rédacteur: CAROLINE FRAILICH
    CAROLINE FRAILICH
  • 8 mai 2016
  • 2 min de lecture

Pour ceux qui voyageraient en Belgique, une exposition a lieu actuellement à Bruges, avec pour thématique les sorcières, peintes par le grand maître Pieter Bruegel dit l’Ancien (XVIème siècle).

Le Moyen-Age a représenté ce personnage qui est resté cantonné dans cette image de vieille femme « navigant » sur un balai, préparant des potions « magiques », irrémédiablement affublée d’un chat noir...

Peut-être la faute de l’époque qui ne parvenait pas encore à expliquer moults mystères - alors que l’imprimerie naissait - la femme en fut une fois de plus le bouc-émissaire idéal !

La question du nombre de sorcières torturées reste controversée chez les historiens. Marguerite Duras évoque à cet égard la possibilité qu’au moins 1 million d’entre elles furent massacrées sur l’autel de la « bonne croyance », juste parce que restées seules après le départ de leurs maris à la guerre, des combats pour le seigneur local, ou tout simplement en raison d’une courte espérance de vie, elles se mirent à parler aux plantes, aux animaux et à l’univers... Mères de la médecine naturelle, leurs pratiques auraient été admises tout au long du Moyen-Age par une population qui ne disposait alors d’aucun accès aux soins.

La chasse aux sorcières daterait plutôt de la terrible Inquisition (bas Moyen-Age) - là où l’Eglise devait asseoir sa maitrise sur tous les aspects de la société et ne pouvait laisser subsister de contrepouvoirs - à la Renaissance qui ouvrait les portes de la technique et plus tard de l’industrialisation.

La sorcière devient alors l’image négative du magicien et de l’alchimiste - de tous ces gens qui tripotaient la matière (visible et invisible). Elle se réunit les soirs de sabbats avec ses consoeurs, pourquoi pas pour pratiquer des orgies... Elle fait peur car elle communiquerait avec les forces occultes, en tout cas celles qu’on n’explique pas (d’où sa « baguette magique »). Les pratiques de sorcelleries étaient d’ailleurs interdites dès – 450 avant J-C. par l’Empire romain, ainsi que par la Bible. Impayable Eve qui, dès la Génèse, aurait pactisé avec Lucifer l’ange déchu...

Je me suis toujours plu à penser que j' en étais une...après tout... moi aussi je transforme les hommes en grenouille, requin ou hermine...!! sauce mascotte !

Exposition jusqu’au 26 juin 2016

https://bezoekers.brugge.be/les-sorcieres-de-bruegel

un article très intéressant sur le sujet :

http://www.telerama.fr/idees/et-si-les-sorcieres-renaissaient-de-leurs-cendres,124987.php

https://bezoekers.brugge.be/les-sorcieres-de-bruegel


 
 
 

1 commentaire


Guest
25 déc. 2025

L'archétype de la sorcière, souvent perçu comme une figure de dualité fascinante, transcende la simple image du folklore pour devenir une icône de la mode subversive à travers les siècles. Cette transformation s'opère par le choix des étoffes et la structure même du vêtement, soulignant une élégance mystique. Pour approfondir votre style personnel, vous pouvez découvrir cette page qui illustre parfaitement cette sophistication contemporaine. Au-delà du noir traditionnel souvent associé aux arts occultes, la nuance champagne s’impose aujourd'hui comme une alternative de pouvoir, captant la lumière pour mieux la détourner vers une aura de mystère et de prestige.


Le passage de l'ombre à la lumière : l'évolution chromatique


Historiquement, la sorcière était représentée par des teintes sombres et terreuses symbolisant…


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